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Interventions diverses en séance publique

> Pour un plan d’urgence social

J'ai interrogé Manuel Valls, le 9 décembre, sur sa politique économique. Je réclame un état d'urgence social ne reposant pas sur les injonctions du MEDEF mais sur les valeurs de la gauche.

Monsieur le Premier ministre, au lendemain du premier tour des régionales, le président du MEDEF, Pierre Gattaz, a appelé le Gouvernement à mettre en place un plan d’urgence contre le chômage. Avec démagogie, le patron des patrons a appelé à « y aller, sur le social, sur le marché du travail, sur les chômeurs et sur la fiscalité. » Malgré les 41 milliards d’euros de baisse des cotisations sociales du pacte de responsabilité, malgré les mesures successives de casse des droits sociaux et du droit du travail, le patronat n’en a jamais assez.

Le MEDEF propose ainsi au Gouvernement d’accélérer le virage économique libéral pris en 2013, un virage qui nous a conduits à la sortie de route et à la situation catastrophique que nous connaissons sur le terrain de l’emploi. Notre pays compte désormais 3,6 millions de privés d’emploi et plus de 8 millions de pauvres, dont 3 millions d’enfants. Parmi les 4,5 millions de personnes de moins de 35 ans qui vivent chez leurs parents, près d’un tiers ont plus de 25 ans. Elles subissent la précarité du marché du travail, les bas salaires, les loyers excessifs.

Devant l’ampleur des difficultés, nous avons effectivement besoin d’un « état d’urgence social ». Non pas celui que réclame le MEDEF, avec ses vieilles recettes, mais un état d’urgence reposant sur les valeurs de la gauche. Il faut que la gauche mène enfin avec courage et détermination une politique conforme aux engagements pris auprès des Français. En effet, tant que nous ne mènerons pas une politique de gauche ambitieuse pour l’emploi et les salaires, le problème du Front national restera devant nous.

Ma question est donc simple, monsieur le Premier ministre : avez-vous l’intention de répondre de nouveau aux injonctions patronales ou allez-vous enfin conduire une politique en phase avec les attentes et les besoins du monde du travail ?

Mon intervention en vidéo, et la réponse de la ministre du travail qui indique qu’elle ne changera pas de cap.

Dernière mise à jour du site le : 3 février 2016